Vendredi 8 février 2008
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08
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/2008
10:09
Par Jean Bernard Conrod
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Lundi 22 janvier 2007
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21:44
Gilonimo a publier un article(ici) désopilant, comme d'habitude, auquel j'ai laissé des commentaires. Voilà où nous en sommes :
SON ARTICLE
La montre plaquée or
Que j'ai trouvé le mois dernier
Boulevard Sébastopol (75002 Paris)
-à la hauteur du numéro 129-
N'ayant pas été à ce jour
Réclamé par son propriétaire
M'est définitivement acquise.
(Naturellement,
S'il venait à l'ancien propriétaire de l'objet
D'avoir à connaître l'heure,
Il peut toujours me contacter par e-mail,
Ce sera toujours de bonne grâce et par l'intermédiaire
De mon blog à la con que je la lui donnerais.
Je suis un gentleman.)
publié par Gilonimo
COMMENTAIRES
Commentaire n° 1 posté par Gino Gordon
Bonjour, j'ai perdu une horloge francomtoise dans des circonstances voisines (tombée du 43 ème étage d'un immeuble à Johnson City-Texas). Le temps de descendre la récupérer, on me l'avait barbotée. Tout le monde n'a pas votre délicatesse, hélas.
Commentaire n° 2 posté par gilonimo
8 heures 44 mais elle avance un peu.
Commentaire n° 3 posté par jean bernard
Il se trouve que j'ai perdu ma montre à l'endroit que vous indiquez, bien qu'à peu plus à l'ouest, cependant, afin d'être certain, pouvez-vous m'indiquer à quelle heure vous l'avez trouvée?
Commentaire n° 4 posté par gilonimo
Cher Jean Bernard, je ne pourrais, hélas, répondre favorablement à votre légitime requête, car je n'avais malheureusement pas de montre à cette époque.
(Epoque révolue à présent.
Je peux par le fait vous donner l'heure qu'il est : 10h00)
(Notez que que j'avance peut-être un peu.)
Cordialement.
Commentaire n° 5 posté par jean bernard
Je le déplore, croyez-le bien et je ne crois pas que votre montre avance, mais simplement il me semble que c'est vous qu'y vous avancez un peu dans cette bien regrettable affaire. Puissions-nous en voir la fin avant des temps trop souvent immémoriaux.
Par Jean Bernard Conrod
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Jeudi 18 janvier 2007
4
18
/01
/2007
23:08
original (cliquez)
sous-langue 1
C'matin j'achète deux trois bafouilles, genre magazine, pour m'occuper dans le train. Je vais à mon job, pourtant j'ai une jambe dans la plâtre à cause d'une escapade comme qui dirait (bizarre je vais au boulot alors que je suis en arrêt maladie) qu'a complètement foirée. Y'avait personne dans le tube, j'pose un cul sur le capiton, y'avait juste un journal qui traînait. Tout à coup un glandu (bizarre y'avait personne) se lève et me demande "Tu veux que je dégage?", "Oui ce serait au poil" (vraiment space le mec, d'ailleurs je croyais qu'y avait personne dans la rame).
Merde j'ai p't'être merdé avec la vieille (bizarre c'était un gars t'a l'heure) quand elle me demandé "Vous avez pas vu mon journal?", (il/elle m'a jamais demandé ça, trop dingue) moi j'lui dis "Non" faut dire j'l'avais endormi sous mes CAT (bizarre mon pied est trop petit pour cacher le journal). Faut dire aussi que j'ai aidé le gosse à retrouver sa mère (bizarre quelle mère, la vieille?). J'avais pas pris de ticket mais elle était canon alors je l'ai violé mais elle était d'accord (bizarre viol avec accord, et puis d'où elle sort la donzelle?) et puis j'aurais du lui demander si le torchon était à elle (vraiment ouf c't'histoire de journal). Total je sais pas à qui j'ai engourdi le canard (bizarre y'a bien deux journaux, un que j'ai acheté, un que j'ai ramassé, je vois pas le vol).
Au bout du compte j'aurais du prendre un autre train ça m'aurait évité de voir tous ces cons.
sous-langue 2
Il est tôt, sortir, le journal, ce rite sans cesse et cette rame sans liesse. Personne, trop plein de moi, perché sur l'estrade molle, infime convalescent. Mon regard s'attire en ses lettres pour finir, l'autre se retire, un homme, une femme, qu'a-t-il perdu qu'elle ne retrouve ? L'enfant se perd entre deux gares et de colère je la fais mienne, éprise je sors sans titre du bon port. Déchiré le papier de mes remords, que je tords, à voir ce chemin d'or.
Un autre jour, une autre heure et songe-creux comme des miteux.
sous-langue 3
Histoire évanouie habitée d'ombres et ahuris, une volée de mouches, mauvais présages, des lignes écrites endormies sur drap de soie, d'un effaré à tête blonde aux corsets d'un billet, dans l'alcôve immobile d'un brin d'acier.
Demain, sourire d'ici.
Par Jean Bernard Conrod
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Mercredi 10 janvier 2007
3
10
/01
/2007
12:20
Sur la plupart des blogs on y lit des tranches de vie que leurs auteurs livrent aux commentaires, comme pâture fleurs en parterre, il me semble donc nécessaire de m'y essayer moi aussi :
Ce matin, après avoir acheté un journal et alors que je ne pris pas le train pour me rendre au travail parce qu'en situation d'être partiellement immobilisé par une blessure aux parties motrices de mes membres vraisemblablement causée par une sorte d'ivresse qui me poussa à tenter une acrobatie bien au-delà de ce que mon potentiel biomécanique me permettait, je ne remarquai pas qu'il s'y trouvait toute sorte de gens qui y allèrent par ce moyen jugeant l'affaire suffisamment urgente pour qu'ils ne s'y rendissent pas à pieds. Je m'assis sur la banquette en vis-à-vis sans autre voisinage qu'un vieux journal laissé là par toute sortes d'empressements, ou bien qu'il fut lu jusqu'au dernier mot le laissant là pour ainsi dire inutile, quand tout à coup mon voisin se leva et me dit : "Pardon mais, vous préférez sans doute être seul n'est-ce pas?", "Evidemment soyons sérieux, à quoi bon avoir un voisinage si aucun danger vital ne me trouvait dans un état tel qu'il le rendrait providentiel". Il partit donc, je ne le revis jamais, bien que je me demande souvent si lui m'a revu un jour, un soir.
N'ai-je pas été trop dur avec ce vieille femme, n'aurais-je pas du lui rendre son journal si chèrement acquis plutôt que de l'avoir dissimulé sous ma semelle en lui disant le plus honnêtement du monde : "Votre journal je ne l'ai pas vu et dans l'état où vous vous présentez à moi croyez-vous bien utile de vous en soucier ? ». Pourtant je crois avoir aidé au-delà du raisonnable ce jeune enfant à retrouver sa mère, n'aurais-je pas du lui demander un peu d'argent ne serait-ce que pour le dérangement, ou simplement parce que j'aime bien l'argent. Un remord me tiraille cependant, ne m'étant pas acquitté du titre de transport je n'aurais certainement pas du la violer et même si elle était d'accord n'ajoutais-je pas un crime à mon délit, sans titre de transport et me refusant à accepter de la violer, après tout je ne la connaissais que depuis peu, elle était riche et j'étais pauvre, belle et moi laid, jeune, dans la force de l'âge, forcément j'abusais de la situation elle ne pouvait qu'être aveuglée et bien qu'elle fut des plus prévenantes je manquai à mes devoirs de pas lui avoir demandé si le journal lui appartenait. Quelle fichue aventure, je n'ai qu'un regret, avoir voyagé seul avec ce journal sans avoir su à qui je l'avais volé.
Pensez-vous que j'ai eu raison de prendre le train de 11h31 alors que la rame de 11h54 est réputée pour son interminable courtoisie? Evidemment je devine vos remarques "Tous ces gens n'étaient que des cons, ou bien mal élevés, ou bien les trois, ou les deux je ne sais plus car à la lecture de vos lignes j'imagine volontiers que non seulement vous souffrîtes avec dignité, mais surtout quelle longueur dans vos phrases n'évoquerait pas votre pudeur si vous n'aviez pas la patience que l'on sait ? ". Sans doute, mais cela tombait sous le coup d'une telle évidence qu'à aucun moment je n'ai considéré l'affaire suffisamment judicieuse pour vous en faire part publiquement par peur qu'ils ne me lisent eux-aussi, car vous imaginez que je n'ai pas vocation à les instruire.
Par Jean Bernard Conrod
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Jeudi 21 décembre 2006
4
21
/12
/2006
17:34
Il y a beaucoup de blogs, certains parlent de choses et d'autres, d'autres d'autre chose. Si les femmes jouent la carte "déjantées", les hommes parlent avec expertise de voitures qui brillent, si bien qu'on retrouve le même goût du clinquant, du chrome. Devrais-je m'en rassurer ou bien estimer qu'en tous points cela laisse des options, ouvre une fenêtre de tir? Non pas qu'ils soient des cibles, mais simplement qu'ils indiquent l'espace déjà occupé et par conséquent celui qui reste à conquérir.
Par Jean Bernard Conrod
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